Non, le blog généraliste n’est pas mort

De la mode pour toutes, de la food, des coups de cœur et de la bonne humeur… Mademoiselle Modeuse anime depuis 2012 un blog à son image, haut en couleurs.

Il y a quelques jours, j’ai eu l’opportunité de discuter avec Alexandra Fleurisson. Partons à la découverte de l’univers digital et pétillant de la bordelaise. Un monde dans lequel le blog revêt plus que jamais une grande importance. 

Si tu préfères regarder l’interview, clique ci-dessous

  • Comment définis-tu ton univers ?

Tout ce que je fais repose sur ma personnalité, et sur ce que je suis en réalité. Beaucoup de blogueuses ou instagrameuses créent sous leur propre nom. Moi, j’ai choisi ce pseudo Mademoiselle Modeuse qui me sert de plume. Evidemment mon identité ne change pas, mais ça me permet comme  un dédoublement de personnalité que j’aime beaucoup.

  • Que réponds-tu à ceux qui disent que les blogs sont morts ?

Les blogs ne sont pas morts. Il y a quelques années, l’explosion d’Instagram a donné aux gens l’impression que les blogs allaient mourir, alors que pas du tout. Il y a eu peut-être eu une phase plate, mais c’est passé. Je me rends compte que dans la réalité des choses, mon blog n’a jamais été autant consulté. Là, c’est plurifactoriel, c’est-à-dire qu’il y a une part, l’ancienneté du blog qui fait qu’il a un très bon référencement, ce qui implique beaucoup plus de trafic et il y aussi l’aspect de notoriété qui s’ajoute. 

Donc non, les blogs ne sont pas morts. J’ai toujours autant de personnes qui me suivent sur instagram et qui sont en attente de mon contenu blog.

  • Ton blog est généraliste alors que beaucoup prônent la spécialisation, qu’en penses-tu?

Je suis un peu mesurée par rapport à ça. Je mets un point d’honneur à ne parler que des choses dont je peux parler, et ça j’y tiens vraiment. Je ne pourrais jamais parler d’une chose sur laquelle je n’ai aucune connaissance. Quand je ne connais rien aux choses, je ne suis pas à l’aise pour en parler donc je ne peux pas le faire. Mais, il s’avère qu’au final, il y a beaucoup de choses sur lesquelles je peux parler, c’est juste une question de circonstance, de curiosité et d’état d’esprit.

  • D’après toi, quel est le domaine dans lequel tu as la meilleure expertise ? 

C’est la mode. J’aime beaucoup ça, et d’où le nom de mon blog, et c’est quelque chose qui ne changera jamais. Étant généraliste sur mon contenu, on me demande parfois pourquoi je ne change pas de nom, mais tout est parti de la mode et c’est mon fil conducteur, même si ça m’arrive (rarement) d’être moins active sur le sujet. C’est un peu comme l’ADN de tout ce que je fais. Après on parle de mode, mais plus globalement c’est tout ce qui est rattaché à cette façon esthétisante de voir la vie. Et pour moi la mode, c’est le socle de tout ça.

Mademoiselle Modeuse parle de mode, de voyage et d’art de vivre
  • En dehors d’Instagram, quel est l’écosystème digital que tu as mis en place autour de ce blog ?

Alors, je suis aussi active sur Twitter, que j’appelle aussi « ma terrasse digitale », parce que c’est un endroit où je commente beaucoup l’actualité médiatique, et où je fais beaucoup d’humour. C’est quelque chose qu’étrangement je ne me permets pas Instagram, alorsj’utilise Twitter comme un sas à faire des blagues. Je pense que c’est le format qui veut ça, parce que t’es obligé d’être synthétique, et quand tu aimes bien commenter ce qui se passe autour de toi de façon ironique ou sarcastique, c’est le meilleur endroit. 

J’utilise aussi beaucoup Pinterest. C’est un tuyau que je peux donner à toutes les personnes qui ont un blog parce que c’est très pourvoyeur de trafic, il ne faut pas hésiter. 

Pour ne pas oublier d’alimenter mes tableaux Pinterest, ou d’importer des images, je me mets des alarmes sur mon téléphone, et je me mobilise entre 30 et 45 minutes quotidiennes sur ce réseau, et ça marche vraiment bien.

  • Avec ton blog de mode, tu as la spécificité, d’assumer ton corps et d’afficher tes rondeurs, peux-tu nous en dire plus ?

La mode grande taille, se repend sur instagram avec les hashtags Curvy ou Plus Size. C’est difficile d’appeler sa « secteur de niche » dans la mesure où ça représente une population qui est numériquement très importante. En revanche, ça représente un secteur de niche en termes de communication parce qu’il y a très peu de personnes qui en parlent d’une manière qui ne soit pas forcément très militante. Moi ce qui m’intéressait c’était de me positionner sur ce sujet-là, comme je le suis dans la vie, c’est-à-dire que peu importe la taille du jean dans lequel je mets mes fesses, je reste une femme comme une autre, et une personne qui a envie de s’exprimer au même titre que toutes les autres.

  • Où mets-tu la limites entre le public et le privé ? 

Dans ce que je montre, tout simplement. La perception qu’ont les gens de ce que je fais ou pas, je ne la maîtrise pas. En revanche, je considère que j’ai une manière très pudique de faire les choses. Ce n’est pas forcément perçu comme tel, mais je pourrai en montrer bien plus, être beaucoup plus dans les détails mais je ne le fais pas parce que ça ne m’intéresse pas, ni les gens qui me suivent. Tout est très segmenté, et au final, les gens n’en savent pas plus que ça. Mon curseur va être dans ce que moi je trouve acceptable, par rapport à mon confort, à mon niveau de pudeur et à ma vie.

  • C’est une forme de thérapie parfois? 

Raconter ma vie, c’est aussi partager ce qui m’arrive, et briser d’une certaine manière le mur de verre, parce que je ne suis pas la femme à la vie parfaite. Comme beaucoup de filles de mon âge, il m’arrive des galères. Je prends le parti d’en rire, parce que ça fait très les feux de l’amour, mais c’est marrant.

  • Quelles peuvent-être les réactions de ta communauté par rapport à cette vie privée que tu dévoiles en partie ?

Les rageux, c’est zéro. Je dois avoir un truc au-dessus de ma tête, parce que je n’en ai pas, et c’est plutôt bien. J’ai beaucoup de compassion, et ce qui m’arrive engendre souvent des réactions, des témoignages. J’ai beaucoup de jeunes filles qui m’écrivent pour me dire qui leur arrive la même chose. Et la façon dont je gère ça, avec beaucoup d’esprit positif, donne de l’énergie aux personnes qui le vivent. On a tous des façons différentes de gérer les ruptures. J’ai surtout de la compassion et du soutien. Pour les personnes curieuses, elles finissent par lâcher l’affaire parce que je réponds de façon limpide : cela ne vous regarde pas.

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